Le Festival dans les mots de Dmitri Zrajevski

Rédigé par :

Équipe marketing - Festival de Lanaudière

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Profitant de sa position de plaque tournante internationale de la musique classique au Canada, le Festival de Lanaudière propose depuis 2022 un programme de mentorat qui permet à six jeunes musicien.ne.s classiques canadiens de créer des liens professionnels privilégiés avec des musicien.ne.s internationaux et des partenaires culturels. Découvrez-en plus sur l’expérience de l’un de mentorés de l’édition 2023 : Dmitri Zrajevski

 

Titulaire d’une maîtrise en direction d’orchestre du Conservatoire de musique de Québec et d’un baccalauréat en écriture musicale de l’Université de Montréal, Dmitri Zrajevski est professeur d’orchestre, de direction et d’harmonie au Conservatoire de musique de Québec.

Depuis quelques années, il collabore avec l’Orchestre symphonique de Québec, les Grands Ballets Canadiens et le Winnipeg Symphony Orchestra. Dmitri s’est perfectionné au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment auprès des chefs Bramwell Tovey, Yannick Nézet-Séguin, Daniel Raiskin et Yoav Talmi.

 

Dmitri Zrajevski

Parlez-nous de votre parcours musical, de vos débuts à aujourd’hui. Nous avons envie de comprendre ce qui vous a amené à la musique et à votre instrument.

Mes débuts sont un peu particuliers pour un chef d’orchestre : j’ai commencé à la guitare, dans le rock et le métal à l’adolescence, avant de poursuivre des études en jazz (guitare, composition et arrangement). En même temps, je commençais à jouer du piano et à chanter dans des chœurs, tombant rapidement en amour avec la musique classique et la musique de grand ensemble. Mes habitudes d’écoute étaient toujours portées vers la musique symphonique, et c’étaient toujours les compositeurs romantiques et modernes russes (Tchaïkovski, Rachmaninov, Stravinsky, Prokofiev, Chostakovitch) qui me passionnaient le plus.

Tout en continuant mes études en écriture musicale, j’ai commencé à faire des stages en direction et j’ai fondé un chœur, le tout me permettant à prendre de l’expérience avant de poursuivre une maitrise en direction d’orchestre. Après la maitrise, j’ai eu plusieurs opportunités avec le Conservatoire de musique de Québec, l’Orchestre symphonique de Québec, le Winnipeg Symphony Orchestra et les Grands Ballets Canadiens, ce qui m’a permis de lancer ma carrière.

 

Le programme de cet été vous a permis de rencontrer plusieurs acteurs internationaux du milieu culturel. Qu’est-ce que vous retenez de ces rencontres ? 

Le programme nous a permis d’effectuer une vingtaine de rencontres avec divers mentors, autant artistes qu’agents qu’administrateurs, qui ont tous été plus que généreux de leurs temps et de leurs conseils. Plusieurs discussions nous ont rappelé l’importance de se faire confiance et de demeurer fidèle à soi-même, tout en sachant le communiquer aux autres. D’autres conversations nous ont donné des outils pour être plus proactif et pour développer nos connexions. De plus, les échanges plus spontanés qu’on a pu avoir avec l’équipe du Festival et entre mentorés étaient inestimables.

 

Parlez-nous d’un fait marquant et/ou d’un concert qui vous a marqué lors de votre semaine au Festival de Lanaudière.

Concert de la Cappella Mediterranea

Deux concerts m’ont beaucoup marqué : la Cappella Mediterranea et Leonardo García Alarcón dans L’Orfeo de Monteverdi, où j’ai été très touché par la fraicheur et la vitalité de l’interprétation; puis l’Orchestre Métropolitain et Yannick Nézet-Séguin dans le Konzertstück de Schumann et Eine Alpensinfonie de Strauss, en collaboration avec le Symposium international du cor – la synergie et l’amour que l’on pouvait observer entre chef et musiciens, la puissance et la magnificence des cors… tous ces éléments ont contribué à une soirée remarquable.

 

Pourquoi recommanderiez-vous à de jeunes interprètes de participer à un programme de mentorat tel que celui du Festival de Lanaudière ?

Ce programme nous permet de prendre un peu de recul, il nous donne du temps pour penser à notre vie artistique, à nos priorités, à notre vision. On est amené à se questionner sur les prochaines étapes de notre carrière, ainsi qu’aux actions concrètes qu’on peut entreprendre pour développer celle-ci. Le contexte favorise grandement les échanges d’idées entre collègues, et les rencontres quotidiennes nous permettent d’entendre divers points de vue, ainsi que d’élargir notre réseau.

 

À VENIR POUR DMITRI ZRAJEVSKI 

Le programme de mentorat du Festival de Lanaudière est rendu possible grâce à la générosité de la Fondation Père-Lindsay et du Fonds Jacques-Martin.

Les mentorés ont été hébergés à l’Appartement – coliving de Libre Entrepreneur.

Crédits-photos : Tam Photography & Agence BigJaw